Quand la Religion Rencontre la Singularité : Plongée au Cœur du Transhumanisme Mormon – avec Lincoln Cannon

Partie 4/7 de la série amélioration humaine
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Interview / Débat • 60 minutes
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amélioration humaine
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Dans cet épisode de Humain, Demain, Gaëtan, Marc et Fred reçoivent Lincoln Cannon, fondateur de l’Association des Transhumanistes Mormons. Ensemble, ils explorent comment la théologie mormone, profondément matérialiste, s’aligne étonnamment avec les objectifs du transhumanisme. Au fil d’une discussion fascinante, ils abordent des concepts vertigineux comme l’archéologie quantique, l’intelligence artificielle et l’élévation des animaux.
Une réflexion captivante qui repousse les frontières entre le sacré, la science-fiction et l’évolution de l’humanité.

Sommaire :

00:00:00 Introduction et définition du transhumanisme mormon
00:05:22 Pourquoi le mormonisme s’accorde naturellement avec le transhumanisme
00:14:38 L’importance du corps physique face au transfert d’esprit
00:23:01 Le libre arbitre et l’apprentissage de la création
00:26:23 L’humanité a-t-elle le droit de jouer à Dieu ?
00:33:36 L’évolution divine : Comment Dieu est-il devenu Dieu ?
00:40:04 Intelligence artificielle : Risques existentiels et allégories théologiques
00:48:59 Résurrection technologique et concept d’archéologie quantique
00:54:08 Transanimalisme : L’élévation technologique et morale des animaux
00:56:40 Sécularisme, religion et puissance de l’esthétique spirituelle


Peut-on être chrétien, croire en Dieu, et militer activement pour la fusion de l’homme et de la machine, l’avènement des super-intelligences artificielles et la résurrection technologique des morts ? C’est le pari vertigineux du « transhumanisme mormon ». Lors d’un épisode fascinant du podcast Humain Demain, produit par l’Association Française Transhumaniste (AFT) et The Flares, Gaëtan Selle, Marc Roux et Fred Balmont ont reçu Lincoln Cannon, figure de proue de ce mouvement atypique. 

Le transhumanisme, mouvement intellectuel prônant l’usage des sciences et des techniques pour améliorer la condition humaine (et potentiellement vaincre la mort), est souvent perçu comme le summum du matérialisme athée et du sécularisme. De son côté, la religion est traditionnellement vue comme la gardienne des limites naturelles de l’homme, prônant l’acceptation de notre finitude. Pourtant, aux États-Unis, une communauté de penseurs a décidé de fusionner ces deux mondes avec une audace intellectuelle rare : l’Association des Transhumanistes Mormons, dont Lincoln Cannon fut le président fondateur pendant dix ans.

Pour comprendre cette alliance a priori contre-nature, il faut d’abord se défaire de nos conceptions européennes et catholiques de la religion. Au fil d’un échange d’un peu plus d’une heure, Lincoln Cannon a dévoilé une cosmologie où la science, la technologie, la compassion et l’intelligence artificielle ne sont pas des hérésies, mais bien les outils même de l’évolution divine.

Le Matérialisme Divin : Un Dieu de Chair et d’Os

La première clé de voûte pour comprendre le transhumanisme mormon réside dans sa métaphysique. Interrogé par les animateurs sur les différences entre le mormonisme et les autres traditions chrétiennes (catholicisme, orthodoxie, protestantisme), Lincoln Cannon pose un postulat fondamental : le mormonisme est une religion profondément matérialiste.

« Notre métaphysique est matérielle », explique-t-il. Contrairement à la tradition platonicienne ou néo-platonicienne qui a fortement influencé le catholicisme et qui sépare le monde des idées (immatériel, parfait, absolu) du monde sensible (matériel, corruptible), le mormonisme refuse cette dualité. « Il n’y a pas l’idée de quelque chose qui est hors de l’approche scientifique. Même l’esprit en mormonisme est considéré comme étant quelque chose qui pourrait être étudié scientifiquement. Ce n’est pas anti-naturaliste. »

Dans cette vision du cosmos, Dieu n’est pas une entité abstraite, éthérée et absolue existant en dehors de l’espace et du temps. Le Dieu mormon a un corps physique, matériel, de chair et d’os. S’il est omniscient et omnipotent, c’est dans un sens pratique et évolutif. Ce simple fait théologique rapproche immédiatement le mormonisme du transhumanisme : si l’esprit et le divin sont matériels, alors ils relèvent du monde naturel. Et tout ce qui relève du monde naturel peut être compris par la science et modulé par la technologie.

L’Élévation et l’Apothéose : L’Homme a Vocation à Devenir Dieu

Marc Roux soulève un point intellectuel passionnant en comparant cette doctrine à la pensée du prêtre jésuite français Pierre Teilhard de Chardin. Ce dernier, souvent considéré comme un proto-transhumaniste, avait théorisé le « Point Oméga », un état final de complexification et de conscience vers lequel l’univers évolue (la noosphère), nous rapprochant de la divinité.

Lincoln Cannon reconnaît l’affiliation philosophique, mais précise la doctrine mormone de l’exaltation (la théosis ou divinisation). Dans le mormonisme, l’idée n’est pas seulement de rejoindre Dieu, mais de devenir comme lui. Joseph Smith, le prophète fondateur du mormonisme, a enseigné que Dieu n’a pas toujours été Dieu. Il fut autrefois un être semblable à nous, qui a progressé « grâce à grâce, peu à peu », pour atteindre son statut divin.

« Si nous sommes les enfants de Dieu littéralement, pourquoi est-ce qu’on ne devrait pas devenir comme nos parents ? » s’interroge Lincoln. « Comment est-ce que les enfants font ça ? Les enfants biologiques apprennent à devenir des adultes en jouant comme nous. La même chose s’applique pour les enfants de Dieu. »

Dans cette optique, l’univers est une gigantesque école, une pédagogie à l’échelle cosmique dont le but est d’amener l’humanité à grandir en intelligence, en créativité, en courage et, surtout, en compassion. Les transhumanistes mormons perçoivent donc l’amélioration humaine via les NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, Sciences Cognitives) non pas comme une rébellion contre le créateur, mais comme l’accomplissement du plan divin.

Jouer à Dieu et l’Accusation d’Hybris

Forcément, une telle ambition s’expose à des critiques virulentes. Marc Roux et Gaëtan le soulignent à juste titre : le péché d’orgueil, l’hybris grecque, ou le mythe de la Tour de Babel rappellent sans cesse à l’homme qu’il doit rester à sa place. Le transhumanisme est régulièrement accusé de vouloir « jouer à Dieu ».

Loin d’éluder la question, Lincoln Cannon l’embrasse totalement et s’appuie directement sur les textes bibliques pour la justifier. « Jésus a été critiqué pour la même chose et il a été tué pour plus ou moins la même chose. Quand il s’est appelé un Fils de Dieu, les gens l’ont tué pour ça. […] Jésus cite les Écritures et dit ‘Vous êtes des dieux’. »

Plus frappant encore, Lincoln rappelle un passage biblique où Jésus annonce à ses disciples qu’après son départ, ils accompliront des œuvres encore plus grandes que les siennes. « Jésus dit à ses disciples : allez aider les gens qui sont tristes, allez guérir les gens qui sont malades et aussi ressusciter les morts. On prend ça sérieusement ! » lance-t-il. « On sait comment aider les gens malades jusqu’aux limites. On ne sait pas encore comment ressusciter les morts, mais pourquoi ne pas essayer ? Pourquoi est-ce tellement monstrueux d’essayer d’apprendre à faire les choses qu’il nous a montrées ? »

Pour le transhumaniste mormon, se contenter de sa condition actuelle n’est pas une preuve d’humilité, mais plutôt un refus de grandir. Si Dieu est un scientifique suprême qui a appris à maîtriser les lois de l’univers, la technologie humaine est le balbutiement de cette même ingénierie divine.

Intelligence Artificielle et Libre Arbitre : Une Nouvelle Guerre dans les Cieux ?

L’un des moments les plus captivants du podcast survient lorsque la discussion dérive vers l’actualité brûlante : la course à l’AGI (Artificial General Intelligence) et aux super-intelligences. Certains pontes de la Silicon Valley utilisent aujourd’hui un vocabulaire ouvertement mystique, parlant de la création d’un “Dieu numérique”.

Lincoln Cannon ne prend pas ces perspectives à la légère. Pour lui, les risques existentiels liés à l’IA sont “gigantesques”. C’est ici que la théologie mormone offre une grille de lecture fascinante, basée sur l’allégorie de la « Guerre dans les Cieux ».

Dans la mythologie mormone, avant la création de notre monde, un conseil céleste a eu lieu. Deux plans pour l’évolution de l’humanité y furent proposés. Le premier plan, porté par Lucifer, suggérait de forcer tous les êtres à obéir aux lois divines, garantissant ainsi le salut de tous, mais au prix de la suppression totale du libre arbitre et de l’agence (agency). Le second plan, celui de Dieu, proposait de donner le libre arbitre aux humains, sachant pertinemment que cela engendrerait des erreurs, de la souffrance et du mal, mais que c’était la seule voie possible pour développer une véritable intelligence, une véritable compassion et une indépendance morale. Ce fut ce second plan qui triompha, déclenchant une guerre avec les partisans du contrôle absolu.

Pour Lincoln Cannon, cette guerre métaphysique se rejoue aujourd’hui sous nos yeux avec le développement de l’Intelligence Artificielle. « Il y a deux plans qui sont proposés aujourd’hui », analyse-t-il. « Il y a des gens qui veulent créer une intelligence centralisée. Une intelligence qui a tout le pouvoir, qui peut tout contrôler. Et il y a les autres qui veulent décentraliser cette intelligence, qui veulent augmenter l’intelligence des êtres humains, faire en sorte que l’IA coopère avec l’humain et que les deux puissent avancer ensemble. »

Selon lui, donner un pouvoir omnipotent à une entité centralisée (une IA singleton) sans s’assurer de sa capacité de compassion est le summum du danger. L’approche morale transhumaniste consisterait donc à démocratiser et décentraliser l’accès aux technologies cognitives pour élever collectivement l’humanité, atténuant ainsi les risques liés à la concentration d’un pouvoir destructeur entre les mains d’un seul système.

Le Corps Physique et le Rejet du “Mind Uploading” Pur

Dans le milieu transhumaniste classique, l’une des idées les plus populaires est le Mind Uploading (le téléchargement de l’esprit), qui suppose qu’un individu pourrait abandonner son substrat biologique pour vivre éternellement sous forme de code informatique.

Questionné par Fred sur la conception de la personne et du Soi, Lincoln Cannon marque une rupture nette avec cette vision dématérialisée, et ce, en raison même de sa théologie.

« L’importance du corps physique chez les mormons, c’est énorme », rappelle-t-il. Dieu lui-même possède un corps physique, et c’est ce corps qui renforce son « agence » (sa capacité d’action) et son intelligence. L’esprit sans corps est considéré comme ayant moins de pouvoir.

Par conséquent, l’idée de télécharger son esprit dans le cloud pour flotter dans un cyberespace désincarné ne séduit pas Lincoln Cannon. Il préfère parler d’émulation du cerveau. « Quand on commence à mettre les processus du cerveau dans un ordinateur, l’ordinateur devient le corps physique. Mais si on met ces processus dans un ordinateur sous le contrôle de quelqu’un d’autre, on perd beaucoup d’agences dans ce monde. […] Je préférerais que mon corps, qui aura peut-être un meilleur cerveau, reste sous mon contrôle dans ce monde. »

Dans la théologie mormone, le cycle spirituel est composé de plusieurs étapes archétypales (que Lincoln relie à la trinité Père/Fils/Saint-Esprit) : l’état prémortel sans corps physique (archétype du Saint-Esprit), l’état mortel avec un corps physique corruptible (archétype du Fils, Jésus incarné), et l’état post-résurrection avec un corps physique immortel et glorifié (archétype du Père). Le but n’est donc jamais de se débarrasser de la matière, mais de la sublimer et de la rendre imputrescible.

L’Archéologie Quantique : La Résurrection par la Donnée

S’il est un sujet où le transhumanisme mormon rejoint la Hard Science-Fiction de la manière la plus époustouflante, c’est bien celui de la victoire sur la mort. Interrogé sur la continuité de la personne après le décès : faudra-t-il ressusciter les morts par la technologie ?

La réponse est un oui enthousiaste. Brigham Young, le deuxième président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, enseignait déjà au 19ème siècle que l’humanité recevrait un jour « le pouvoir de ressusciter les morts », sans pour autant en préciser les modalités techniques.

Aujourd’hui, les transhumanistes mormons spéculent ouvertement sur ces méthodes. Lincoln évoque bien sûr la cryogénisation comme une tentative primitive, mais il va beaucoup plus loin en évoquant le concept vertigineux d’Archéologie Quantique (ou simulation ancestrale).

« L’idée à la base, c’est que peut-être, quand on sera plus intelligent, quand on aura des IA beaucoup plus intelligentes, on va pouvoir utiliser l’information qui persiste dans notre monde et collectionner cette information suffisamment pour recréer les cerveaux, les corps des gens qui sont morts depuis très longtemps, et de les faire revenir. »

Si Dieu crée en “organisant la matière”, comme le veut le dogme mormon, l’homme du futur, devenu une divinité technologique, pourrait utiliser des capacités de calcul astronomiques pour retrouver la trace mémorielle et structurelle des milliards d’êtres humains ayant vécu sur Terre, afin de les “reconstruire” et de leur offrir la vie éternelle. C’est ici que la théologie de la résurrection corporelle se fond parfaitement dans les concepts de la simulation informatique et de la conservation de l’information quantique. Marc Roux dresse d’ailleurs un parallèle pertinent avec le “cosmisme russe” de Nikolaï Fiodorov, un mouvement du 19ème siècle qui, lui aussi, prônait le devoir moral pour l’humanité d’utiliser la science pour ressusciter physiquement les ancêtres.

Le Transanimalisme : Élever le Vivant

La compassion prônée par Lincoln Cannon ne s’arrête pas aux portes de l’humanité. Le panel s’interroge sur la question animale, souvent le point aveugle des débats technologiques. Le transhumanisme mormon y répond par le concept d'”Uplifting” (l’élévation ou le soulèvement), une idée bien connue des amateurs de science-fiction (notamment chez l’auteur David Brin).

« Il y a une idée dans la théologie mormone que même les animaux qui ne sont pas humains ont une capacité à devenir plus intelligents. Il y a des passages d’écritures qui parlent de l’idée que, dans l’avenir, les animaux vont être pleins d’intelligence. »

L’humanité, dans son cheminement pour devenir semblable à Dieu, aura donc pour responsabilité d’utiliser la biotechnologie et les sciences cognitives non seulement pour elle-même, mais pour élever les autres espèces biologiques de la Terre. Aider la conscience animale à s’étendre, réduire leur souffrance et les intégrer dans un écosystème moral supérieur fait partie intégrante de cette éthique de la création.

Au-Delà du Sécularisme : La Force Esthétique de la Religion

En fin d’entretien, Marc Roux aborde une réflexion transversale particulièrement touchante. En tant qu’homme issu d’une tradition laïque et profane, tout en ayant grandi dans un environnement chrétien qu’il a quitté, il s’interroge : le transhumanisme mormon n’est-il pas simplement une version « très sécularisée » de la religion ? N’utilise-t-il pas simplement un vocabulaire biblique, sacré, pour exprimer des projets scientifiques et technologiques purement profanes ?

La réponse de Lincoln Cannon témoigne d’une grande lucidité sociologique. Pour lui, il ne s’agit ni d’une hypocrisie, ni d’une astuce de langage, mais d’une tentative de créer ce qu’il nomme le « Pro-sécularisme ».

Il reconnaît la puissance des institutions séculières, de la science et de l’organisation laïque de la société. « Je veux que les gens prennent les meilleures choses de la religion traditionnelle et les meilleures choses de ce qu’on a appris des gens séculaires, et de les mettre ensemble pour qu’on puisse être mieux que n’importe lequel des deux tout seul. »

Cependant, Lincoln met en garde le monde laïc contre ses propres faiblesses, notamment son manque de souffle épique. « L’esthétique spirituelle a beaucoup de puissance, elle inspire les gens, transforme les gens. Cette spiritualité […] a montré répétitivement la capacité de changer les sociétés avec plus de puissance que n’importe quelle autre chose. »

Il prend pour exemple les sociétés européennes actuelles, et particulièrement la France. Selon lui, la culture purement séculaire et laïque a tendance à s’affaiblir émotionnellement, laissant un vide qui est rapidement rempli par des cultures religieuses plus traditionnelles et dogmatiques, qui, elles, possèdent une véritable force de mobilisation et une narrative puissante. « Les gens séculaires utilisent de moins en moins le pouvoir de la religion […], ils ont peur d’utiliser ce pouvoir, et à cause de ça, ils doivent laisser le pouvoir à une culture plus puissante. »

En d’autres termes, le transhumanisme a un besoin vital de mythologie, d’espoir eschatologique, de poésie et de sacré pour mobiliser les cœurs. Les chiffres et les équations ne suffisent pas à donner du sens à la vie ou à affronter l’angoisse de la mort. La religion mormone offre ainsi au transhumanisme une enveloppe narrative, une éthique de la compassion, et un but cosmique. Inversement, le transhumanisme offre à la religion mormone les moyens concrets de réaliser ses prophéties terrestres.

Conclusion : Une Synthèse Audacieuse

L’intervention de Lincoln Cannon dans le podcast Humain Demain aura permis d’explorer l’un des courants de pensée les plus originaux du 21ème siècle. À l’heure où les craintes autour de l’Intelligence Artificielle, des manipulations génétiques et de la survie de notre espèce dominent les débats, le transhumanisme mormon propose un optimisme radical, tempéré par une exigence morale absolue : la compassion.

Que l’on soit athée militant, chrétien orthodoxe, ou simple technophile curieux, il est difficile de rester indifférent face à ce vertige philosophique. Voulons-nous jouer à Dieu ? Oui, répondent ces transhumanistes croyants, car c’est le seul moyen pour l’enfant de grandir. Reste à savoir si, dans notre quête de puissance algorithmique et biotechnologique, nous saurons développer l’amour et la sagesse nécessaires pour ne pas transformer notre ascension céleste en un enfer numérique.


 

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Si vous avez des remarques ou des interrogations à propos de cet épisode, vous êtes bien entendu libres de les poster en commentaires juste en dessous.

On vous souhaite une bonne écoute.

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