Sapiens : une brève histoire de l’humanité – résumé

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Sapiens : une brève histoire de l'humanité - résumé
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Trois révolutions ont façonné le cours de l’histoire. La Révolution cognitive il y a 70 000 ans. La Révolution agricole il y a environ 12 000 ans. Et la Révolution scientifique il y a 500 ans. Le livre Sapiens de Yuval Noah Harari raconte comment ces trois révolutions ont affecté les êtres humains et son environnement.

Mais avant de s’intéresser à l’histoire de notre espèce, il faut déjà se demander ce qu’est une espèce et en quoi la nôtre se différencie des autres hominidés qui nous ont côtoyés pendant des millions d’années. Un mâle et une femelle appartiennent à la même espèce s’ils ont tendance à s’accoupler l’un avec l’autre, donnant naissance à des progénitures fécondes. Juments et ânes ont un ancêtre commun récent, et partagent de nombreux traits physiques. Cependant, ils ne s’accoupleront que si on les y pousse, et ils donneront des mules ou des mulets stériles. Les espèces issues d’un ancêtre commun sont réunies en tant que “genre”. Les biologistes baptisent les organismes en indiquant le genre suivi de l’espèce. Les lions, par exemple, portent le nom de Panthera leo : l’espèce leo, du genre Panthera. Les genres sont à leur tour regroupés en familles. Les lions sont de la famille des félins.

Ainsi Homo sapiens est de l’espèce sapiens (qui signifie sage), du genre Homo (qui signifie homme) et de la famille des hominidés. Aujourd’hui, il n’y a que 3 autres espèces faisant partie de notre famille. Les orang-outan, gorille et chimpanzé. Mais ce ne fut pas toujours le cas. En effet, même si cela fait plus de 10 000 ans que notre espèce est la seule appartenant au genre Homo, il y en a eu beaucoup plus. Les humains d’Europe et d’Asie occidentale étaient appelés l’Homo neanderthalensis. L’Asie était peuplée par l’Homo erectus, sur l’île de Java vivait l’Homo soloensis, sur une autre île indonésienne, homo floresiensis et en Sibérie, Homo denisova. En Afrique, Homo Ergaster, Homo rudolfensis et Homo Sapiens. Qui sait combien d’autres attendent d’être redécouverts ?

1) La révolution cognitive.

Les spécialistes s’accordent à penser qu’il y a environ 70 000 ans, Sapiens atteignit l’Arabie depuis l’Afrique orientale, et que cette population a rapidement investi le bloc continental eurasien. La raison pour laquelle nous sommes la seule espèce du genre Homo est encore sujette à débat. La théorie du métissage et celle du remplacement sont les deux qui s’affrontent aujourd’hui.

La première grande révolution apparut à cette période. Selon la théorie la plus répandue, des mutations génétiques accidentelles changèrent la structure interne du cerveau des Sapiens, leur permettant de penser de façons sans précédent et de communiquer en employant des formes d’abstraction. L’apparition de ces nouvelles façons de penser et de communiquer, entre 70 000 et 30 000 ans, constitue la Révolution cognitive.

L’idée maîtresse de cette révolution est qu’homo sapiens a commencé à utiliser le langage pour partager non seulement des informations sur la réalité. Par exemple : “Attention il y a un lion près de la rivière !”. Mais également sur des choses qui n’existent pas. Par exemple : “L’esprit du lion garde ma tribu”. Cette capacité de communiquer des pensées abstraites et des récits fictionnels est unique dans le règne animal autant que nous le sachions. Cela a permis à Sapiens de coopérer de manière extrêmement flexible, à travers les générations et avec un très grand nombre d’individus. La clé de notre succès sur la planète.

Mais qui était donc nos aïeux d’il y a 50 000 exactement ? Et bien il n’était pas différent de vous et moi. Si on en voyait un passé dans la rue, rien ne trahirait son origine. Notre corps et notre cerveau sont adaptés à une vie de chasseur cueilleur. Les quelques millénaires depuis l’invention de l’écriture sont en clin d’oeil en comparaison des dizaines de milliers d’années qui ont façonné homo sapiens. Par conséquent, de nombreux comportements peuvent être expliqués par la psychologie évolutionnaire comme notre addiction pour le sucre ou le stress du travail en bureau. Comme le dit Edward O. Wilson

“L’humanité se caractérise par des émotions préhistoriques, des institutions médiévales, et des technologies divines”.

Grâce à la Révolution cognitive qui permit de nouvelles technologies et des capacités organisationnelles, Sapiens se répandit aux 4 coins de la planète en colonisant l’Australie il y a 45 000 ans et le continent américain il y a 16 000 ans. La prochaine grande révolution était sur le point de commencer.

2) La révolution agricole.

Pendant 2.5 millions d’années, les membres du genre Homo n’avaient qu’une façon de se nourrir. La chasse et la cueillette. Il y a environ 10 000 ans, Sapiens fut le seul à trouver une autre façon. En Mésopotamie, un petit groupe d’individus commença à réunir des chèvres dans des pâturages et semer des semences de blé. Cette nouvelle activité émergea indépendamment dans d’autres régions du monde au cours des millénaires suivants. Le riz et les cochons en Chine, le maïs et les haricots en Amérique centrale, les patates et les lamas en Amérique du Sud, la banane et la canne à sucre en Nouvelle guinée.

Plus de 90 % des calories qui nourrissent l’humanité aujourd’hui proviennent de plantes domestiquées durant cette période : blé, riz, maïs, pommes de terre, millet et orge. Si nos esprits sont ceux des chasseurs-cueilleurs, notre cuisine est celle des premiers fermiers.

Mais plaçons-nous du côté des plantes comme le blé. Il y a 10 000 ans, le blé était cantonné dans une petite partie du Moyen-Orient. À peine quelques petits millénaires plus tard, il poussait dans le monde entier. On peut donc se demander si ce ne sont ces plantes qui domestiquèrent Homo sapiens, plutôt que l’inverse.

La tendance à se projeter dans le futur est une caractéristique majeure de notre espèce et s’est cimentée durant la révolution agricole. Elle rendit la notion de planification bien plus importante ce qui donna au futur une place privilégiée dans l’esprit de Sapiens. Ce fut également le fondement de systèmes politiques et sociaux de grande ampleur. Fini la vie de nomade. L’agriculture permit une forte croissance démographique et la nécessité de s’installer dans une région pour entretenir les récoltes. Ainsi, les premières villes furent érigées. Elles passèrent de quelques centaines d’individus à une ville comme Çatal Höyük, en Anatolie, qui comptait entre 5 000 et 10 000 habitants. En 3100 avant notre ère, toute la vallée du Nil inférieur était unie dans le premier royaume égyptien et autour de – 2250. le premier Empire apparut : l’empire d’Akkad en Mésopotamie.

Entre -1000 et -500 apparurent au Moyen-Orient les premiers méga-empires : l’Empire néo-assyrien, l’Empire babylonien et l’Empire perse, à la tête de plusieurs millions de sujets. Ce qui permit à de tels empires d’émerger et de se soutenir fut le résultat direct de la révolution cognitive et la révolution agricole. A savoir la collaboration de masse, l’adhésion à des mythes communs, la production excédentaire de nourriture et une densité de population urbaine. Mais également à une capacité nouvelle de stocker de l’information.

En effet, à la veille de la Révolution agricole un nouveau type d’information entièrement nouveau devint vital : les chiffres. Essentiel pour recueillir des données sur les récoltes. Mais le cerveau humain atteint très vite des limites et les premiers à surmonter le problème furent les Sumériens en Mésopotamie entre -3500 et -3000 avec l’écriture. Cantonnée tout d’abord aux chiffres, elle se transforma progressivement en un système alphabétique complet que nous appelons le cunéiforme. À peu près à la même époque, les Égyptiens mirent au point les hiéroglyphes. L’écriture est essentielle pour établir une vraie bureaucratie et administrer un empire. Mais également pour préserver des traditions orales religieuses et spirituelles, ainsi que des formes d’art comme la poésie et des histoires fictionnelles.

Après la Révolution agricole, les sociétés humaines sont devenues toujours plus grandes et plus complexes et finirent par donner naissance à ce qu’on appelle des cultures. Un ensemble de mythes, fictions, normes, règles et instincts artificiels qui permirent à des millions d’inconnus de coopérer efficacement. L’idée de caste, de dynastie, de noblesse, de race, d’infidèle, de barbare et de nations sont toutes des histoires qu’on se raconte.

Le principe “Nous contre eux” a toujours accompagné l’humanité, mais d’un point de vue macroscopique il existe une sorte de flèche de l’histoire qui voit l’humanité s’unir de plus en plus. Les cultures se sont fondu progressivement en civilisations plus vastes et plus complexes au fil des millénaires. La meilleure façon d’apprécier la direction générale de l’histoire est de compter le nombre de mondes humains séparés qui coexistent à un moment donné sur la planète. Pendant la majeure partie de l’histoire, l’Amérique, l’Europe, l’Australie, l’Asie et l’Océanie furent des mondes séparés. Puis l’Europe, l’Asie et l’Afrique se rattachèrent par d’importants liens culturels, politiques et économiques pour former un monde afro-asiatique où 90% de la population vivait avant l’âge de l’exploration européenne au 15e siècle. Les 10% restants vivaient dans le monde mésoaméricain en Amérique du Nord, le monde andin en Amérique du Sud, le monde australien et le monde océanique. Le monde afro-asiatique finit par engloutir tous les autres et aujourd’hui, la quasi-totalité des humains partage la même méga-culture basée sur un système économique, politique, juridique et scientifique similaire. Cette vision globale d’une humanité unie s’est produite grâce à trois ordres imaginaires. L’ordre monétaire, l’ordre impérial et l’ordre religieux.

3) L’ordre monétaire.

Lors des périodes pré agricole, chaque tribu fabriquait presque tout ce dont elle avait besoin et vivait dans une économie de service. Des fruits contre de la viande. Un remède contre un habit. Mais le troc est efficace uniquement à petite échelle. L’essor des villes densément peuplées entraîna la nécessité de faire confiance à des milliers d’inconnus. La plupart des sociétés mirent donc au point une solution pratique : la monnaie.

Que ce soit des coquillages, des bouts de papier ou des pièces de bronze, la monnaie n’a de valeur que dans notre imagination. C’est une autre manifestation des fictions que l’on est capable de créer grâce à notre esprit. Mais les premières monnaies possédaient une réelle valeur intrinsèque. La première monnaie connue de l’histoire est apparue à Sumer à la même époque que l’écriture, environ 3 000 ans avant notre ère. Il s’agissait du grain d’orge. En revanche, il n’était pas facile à stocker et à transporter. Peu de temps après, les gens apprirent à avoir confiance en une monnaie qui manquait de valeur inhérente. Le sicle d’argent. Les premières pièces de l’histoire proviennent de Lydie, en Anatolie occidentale autour de 640 avant notre ère. Ces pièces avaient un poids d’or ou d’argent et étaient identifiées par une marque de valeur et d’autorité. Similaire aux pièces contemporaines qui descendent presque toutes des pièces lydiennes.

Si une ville avait le climat adéquat pour produire des tournesols, mais pas de bonnes vignes, elle avait meilleur temps de se focaliser sur la production d’huile de tournesol et de se procurer du vin de qualité d’un royaume voisin. Ainsi naquit la spécialisation qui alimenta le commerce de l’époque et la monnaie était le support parfait pour établir des relations commerciales dans des régions très éloignées.

La monnaie est le seul système de confiance qui dépasse les différences culturelles, religieuses et ethniques. Grâce à l’argent, même des gens qui ne se connaissent pas et ne se font pas confiance peuvent tout de même coopérer efficacement.

4) L’ordre impériale.

L’empire a été la forme d’organisation politique la plus courante dans le monde au cours des 2 500 dernières années. Un empire ne se définit pas par sa forme de gouvernement, la taille de sa population ni s’il est le fruit de conquête militaire. Il présente seulement deux caractéristiques importantes.

  • Le regroupement de nombreuses cultures différentes sur des territoires séparés.
  • La flexibilité des frontières et une identité de base qui reste intacte.

Aujourd’hui, le terme “impérialiste” est péjoratif et critiqué pour sa tendance à détruire des cultures et asservir des peuples. Ajoutés à cela, les empires ne sont pas efficaces, car gouverner un grand nombre de peuples conquis mène à un effondrement. Ces deux idées reçues méritent un peu plus de nuance. La vérité c’est que l’empire a été la forme de gouvernement la plus stable de l’histoire et la plupart des cultures contemporaines sont le résultat d’un héritage impérial.

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