Au cours du 21e siècle, de plus en plus d’êtres humains fusionnent doucement avec la technologie. Cela commence avec une fusion externe : Ordinateurs, internet, smartphone. Ces technologies permettent aux humains d’augmenter leurs mémoire, connaissance, et communication. Puis les premiers membres artificiels apparaissent dans le but premier d’aider les handicapés. On entre dans l’âge de la cybernétique et de la bio-ingénierie. Un moyen formidable de permettre aux paraplégiques et amputés de retrouver leur mobilité perdue, mais également un moyen d’augmenter les facultés naturelles de l’être humain. Courir plus vite, sauter plus haut, une force décuplée … les handicapés de demain deviennent au fil des années des surhumains et rester 100% biologique devient le nouveau handicape.

En parallèle, les percées dans l’informatique quantique s’enchaînent ce qui engendre une accélération technologique dans une pléthore de discipline.

La puissance des ordinateurs quantique permet la création de réalités virtuelles si photo-réalistes qu’elles deviennent rapidement indiscernables de la réalité. En 2038, le géant du secteur, “Neuralink” commercialise le 1er implant cerveau-machine grand public. Un dispositif unique permettant au cerveau de recevoir une information générée par ordinateur. La combinaison entre simulation virtuelle quantique et interface cerveau machine donne naissance à des nouvelles expériences subjectives dans des univers incroyables. Chacun peut concevoir des mondes et inviter d’autres utilisateurs à les explorer. Les possibilités deviennent illimitées.

Ensuite, l’informatique quantique permet d’accélérer l’avènement de la première intelligence artificielle générale. L’aboutissement de plus de 30 ans de recherche du projet DeepMind de Google. Absolument tous les domaines scientifiques sont complètement bouleversés par l’aide des IA générales. C’est au tour de la robotique d’exploser. Des millions de foyers s’équipent d’assistant androïde ayant une intelligence générale. Ils sont capables d’accomplir des centaines de tâches et surtout peuvent apprendre très rapidement de leurs expériences. Le Japon et les États unis sont les leaders dans la production de robot humanoïde.

Le monde entier se tourne vers “Neuralink” pour se faire implanter l’interface cerveau/machine. En plus des mondes virtuels, de toutes nouvelles expériences se répandent. Comme la possibilité de contrôler un ordinateur, et de surfer sur internet à la vitesse de la pensée. Il devient difficile de savoir où l’individu commence et où il s’arrête. Si une personne a une question, la réponse émerge dans son esprit. Mais elle ne peut plus faire la distinction entre une réponse déjà apprise, d’une nouvelle information venant d’internet. Les esprits se mélangent de plus en plus dans le cloud ce qui a pour résultat une super conscience collective humaine hyper connectée. Il est bien sûr possible de se déconnecter, mais c’est souvent accompagné d’un profond sentiment de solitude.

À partir du moment où tous les sens se retrouvent connectés, il est possible de télécharger des expériences vécues par d’autres personnes. Vous voulez savoir ce que ça fait d’être un pilote de chasse ? Il suffit de le télécharger. Ou de ressentir l’émotion d’un footballeur marquant un but à la dernière minute de la finale de la coupe du monde ! Il suffit de le télécharger. Il existe tout un tas de service proposant des expériences à vivre. Une nouvelle branche du divertissement fait surface, et bien sûr la pornographie en tire parti !!! Il est également possible de revivre ses propres souvenirs préalablement sauvegardés dans le cloud. Ce qui donne naissance à de nouveaux syndromes où certaines personnes nostalgiques ayant vécu des traumatismes préfèrent revivre leur passé plutôt que d’aller de l’avant dans la réalité.

L’être humain augmente rapidement son intelligence grâce à la technologie, en même temps que l’intelligence artificielle se développe ce qui fait que pendant plus d’une décennie, aucune des deux “espèces” n’a un avantage significatif.

Mais de plus en plus de personnes commencent à ressentir un malaise en voyant leur androïde personnel devenir de plus en plus intelligent mois après mois. L’inquiétude qu’ils puissent devenir super intelligents se répand et la nouvelle question éthique est de savoir si nous devons donner des droits aux intelligences artificielles. Certaines personnes souhaitent l’arrêt complet du progrès en IA, d’autres demandent à ce qu’ils soient traités comme n’importe quel autre humain. Le débat est tranché en 2078 avec le traité international sur la reconnaissance des droits des intelligences non biologiques.

À ce stade, l’humanité commence à se diviser entre :

Les transhumanistes : Ils ont dépassé leur limite biologique grâce à la biotechnologie et la cybernétique. Ils possèdent des nanorobots, des prothèses, des implants cerveau/machine. Ils ne sont plus sujets à la mort biologique. Ils passent leur temps entre mondes virtuels et corps physique, qu’il soit robotique ou biologique.

Les humains biologiques : Ce sont les personnes qui ont refusé les évolutions technologiques transhumaines. Ils vivent uniquement dans leur corps biologique, mais profitent tout de même des avancées en médecine si bien que les maladies ne les affectent plus. Leur durée de vie s’en voit donc naturellement prolongée. Certaines communautés refusent même de se mêler aux autres et vivent plus ou moins comme leur descendant du début du 21e siècle.

Ajouté à ces deux castes d’humains se trouve :

Les intelligences artificielles : Ces êtres évoluent principalement dans le cloud et dans des réalités virtuelles, mais peuvent contrôler des robots pour certaines tâches physiques. Ils contrôlent en grande partie la société en gérant l’économie mondiale, la production alimentaire, et les industries.

De nombreux humains ont fait évoluer technologiquement leurs corps cyborgs à des degrés divers, brouillant la distinction entre l’homme et la machine. La plupart des êtres intelligents n’ont pas de forme physique permanente. Au lieu de cela, ils existent sous forme numérique capable de se déplacer instantanément dans les réseaux et se manifestent dans le monde réel à travers des corps robotiques. Du fait que ces esprits peuvent facilement se dupliquer ou fusionner, la taille de la population ne cesse de changer. Être libre de leur substrat physique donne à ces êtres une vision assez différente de la vie. Ils se sentent moins individualistes, car ils peuvent partager des connaissances et des expériences instantanément avec les autres. Ils se sentent également subjectivement immortels, car ils peuvent facilement se sauvegarder dans le cloud.

Bien que la majorité des interactions se produisent dans des environnements virtuels pour commodité et rapidité, de nombreux esprits apprécient encore les interactions et les activités utilisant un corps physique. Ces derniers sont créés en laboratoire soit par clonage, soit à partir de cellules souches.

En parallèle à ces changements profonds des sociétés humaines, les projets d’expansion dans le système solaire se multiplient. Les colonies lunaires et martiennes profitent des avancés en intelligence artificielle et robotique pour croître et prospérer. Les missions spatiales s’aventurent toujours plus loin grâce aux innovations en propulsion et ingénierie spatiale concoctée par l’accélération de l’intelligence sur Terre.

L’humanité a quitté son berceau. Prêt à embrasser son destin cosmique.