Warlord-017 // #08 : L’Embuscade

Vous lisez l'épisode 10/10 du roman feuilleton Warlord-017

 //// L’Embuscade ////

< 17 Novembre 2025 // 13:45 — Secteur Ouest (sous contrôle de la Coalition) de la Zone Européenne >

 

L’ambiance à l’intérieur du mécha était lourde et pesante.

La vision des corps des soldats de la Coalition parsemant les fortifications du Point de Passage 15 était encore terriblement fraîche. Leur regard vide tourné vers le ciel, les bouches tordues de douleur aux babines couvertes de sang, les blessés achevés d’une balle de la tête tel des animaux.

Je n’avais pas été confronté à un tel massacre depuis le naufrage du Suffren, 8 ans plus tôt, et j’en étais bouleversé. Je pilotais le Mécha d’un air presque absent. Mes gestes étaient mécaniques, précis, comme une succession d’actions réflexes.

Alors que la distance nous séparant du charnier augmentait à chaque foulée, les paroles du commandant résonnaient dans ma tête à chaque fois que les 90 tonnes de la machine faisaient trembler le sol :

    — Nous devons continuer, le contrat prévaut. Dès que nous quitterons le brouillage, nous enverrons un message au QG de la Coalition. Ces pauvres hères auront droit à une sépulture décente, j’en fais le serment.

À bord, personne n’osait troubler le silence sépulcral qui s’était installé.

Notre machine continua de progresser sur une demi-douzaine de kilomètres. Au bord de la route se dressaient les ruines calcinées d’une ancienne station-service, surplombée par trois cuves à carburant, percées, rouillées et visiblement sur le point de s’effondrer.

De l’autre côté de la route et des champs, à environ un demi-kilomètre, se tenait un bois d’une taille respectable. 8 ans de friche l’avait conduit à grignoter sur les champs de blé sauvage. À en juger par l’aspect vigoureux des arbres, malgré l’approche de l’hiver, j’en déduisis que le nuage de Cobalt 60 avait épargné la région.

La nature reprend toujours ses droits… songeais-je avec un demi-sourire.

Mes réflexions bucoliques furent brutalement interrompues alors qu’un frisson me coulait le long de la colonne vertébrale : l’espace d’un instant, il me semblait avoir vu quelque chose bouger dans le sous-bois.

Quelque chose de beaucoup trop gros pour être un animal sauvage…

D’une pression sur l’écran tactile, je pris la main sur la caméra tribord et la braquais sur le bosquet, en zoomant aussi fort que possible.

<RXN> Major, il y a un problème ?

Sur l’écran, rien à part un sous-bois tout ce qu’il y avait de plus normal. Et pourtant ce terrible pressentiment ne me quittait pas, accroché à ma nuque comme une tique.

<MRC> Je… Non rien. J’avais cru voir quelque chose.

<RXN> C’est le stress Major. Peut-être le vent qui souffle entre les arbres. Et…

L’image renvoyée par la caméra fut brutalement illuminée par un flash orange. Un départ de tir !

<RXN> EN APPROCHE !

Une demie-seconde plus tard, le sifflement d’un obus déchira l’air, ponctué par le bruit suraigu de ce dernier frappant notre machine. Puis, à la surprise générale, à nouveau ce sifflement, cette fois-ci allant en s’affaiblissant.

Ricochet !

L’obus venait de rebondir sur un angle de notre blindage, juste au-dessus du compartiment de Roxane, avant de partir se perdre plus loin dans la campagne environnante.

<JNS> Contact ! Contact ! Acquisition des cibles !

<RXN> Je l’ai ! Sur les thermiques ! Au moins un canon antichar.

Terrance bascula un des écrans supérieurs sur l’affichage des caméras thermiques.

Le sinistre profil du canon antichar se dessina en rouge très sombre au milieu du bleu profond du sous-bois. L’embout du canon, quant à lui, brillait d’un orange vif. Avec une rapidité fulgurante, le profil du canon s’estompa, ne laissa qu’un point rougeâtre sur l’image.

Une peinture antithermique ! Voilà pourquoi nos systèmes automatisés ne l’ont pas signalé !

<JNS> Tireur, cible par 53° gauche, distance 520 mètres ! Pilote, marche arrière, dans l’axe de la cible ! Chargeur, HE !

<MRC> Reçu !

<NLS> Aye, aye !

<OLF> Changement, HE, bien compris !

Dans un bruit de vérins, le torse se mit en branle et commença à pivoter vers la gauche.

De mon côté, je stoppais net le Mécha et embrayais la marche arrière, tout en entamant un virage vers la droite. Mon but était de positionner les cuves de carburants entre notre machine et le canon, afin de nous rendre plus difficiles à toucher.

Bien m’en prit, car l’instant d’après il y eut deux autres départs de tirs, venant d’un endroit différent du sous-bois, beaucoup plus à gauche du premier tir.

L’un des obus perfora de part en part une des citernes, passa largement à côté de nous et partit s’écraser plus loin dans les champs. Le deuxième percuta le bitume de la route à presque 15 mètres à gauche de notre machine, mais au lieu de rebondir, il explosa dans une gerbe d’étincelles blanchâtres.

<TRC> Ils tirent à la HEAT. Avec des systèmes de pointage automatisé.

La remarque de Terrance était capitale. Connaître le type de munition de notre adversaire nous permettait de savoir quels points faibles de notre blindage il fallait protéger à tout prix.

Dans le cas présent, notre blindage modernisé était invulnérable aux obus HEAT (au moins jusqu’à trois étages) sur son arc avant.

Le premier canon fit feu à nouveau, mais le fait que notre Mécha soit en partie caché par les citernes semblait perturber son ordinateur de pointage et l’obus passa trois mètres au-dessus de notre machine.

<JNS> Roxane, arrose le sous-bois, à gauche.

<RXN> Roger !

Roxane se saisit des joysticks contrôlant ses armes et enfonça les commandes de tir.

Dans un bruit extrêmement cadencé, les canons automatiques crachèrent une volée d’obus de 50mm, par rafales de 8, qui vinrent fouetter le sous-bois. Roxane visait principalement l’endroit d’où étaient venus les deux autres tirs.

Il y eut soudainement une succession de petites détonations suivie peu après d’une première explosion qui fit trembler la campagne environnante. Une deuxième explosion, à peine plus importante lui répondit en écho, tandis que de gros débris métalliques étaient propulsés dans les airs.

<RXN> Multiples cibles touchées. Confirmation : au moins deux canons détruits, j’ai les brasiers sur les thermiques. 4 bandes consommées de chaque côté.

64 obus, donc, calculais-je mentalement.

<JNS> Bien joué. Cesse le feu. Pilote, halte !

J’écrasais le frein et stoppais la marche arrière.

Le premier canon fit feu à nouveau, cette fois-ci avec plus de succès, puisque l’obus percuta notre blindage juste au niveau du compartiment supérieur.

L’alliage composite, mis au point par Jonas, encaissa le choc sans sourciller. Nous ne ressentîmes qu’une légère secousse, ponctuée par le grésillement de l’obus HEAT se fragmentant sur notre cuirasse, sans même l’entamer.

<RXN> Impact. Pas de pénétration.

L’hydraulique du verrou culasse résonna à l’intérieur du mécha. Notre canon principal était prêt à faire feu.

<OLF> Engagé !

<NLS> Cible acquise.

<JNS> Feu !

Niels ajusta son pointage là où, dans son viseur, notre ordinateur de bord avait superposé la photographie prise avec les caméras thermiques et écrasa sa pédale de mise à feu.

<NLS> Envoyé !

De manière surprenante, le bruit du tir à l’intérieur fut assez faible (en grande partie grâce à nos casques). En revanche, les aiguilles des capteurs hydrauliques bondirent en avant tandis que la centrale inertielle compensait le recul.

L’onde de choc à la sortie du canon souleva un cercle de poussière et gravillons autour de notre machine.

La lueur traçante de l’obus, que j’observais via mon épiscope, était presque éblouissante tant elle était vive. Le projectile pénétra dans le sous-bois et détonna presque immédiatement.

L’explosion, d’une violence inouïe, coucha plusieurs arbres et souleva une quantité impressionnante de terre et de débris, dans une gerbe évoquant un feu d’artifice gigantesque.

L’instant d’après une autre explosion secoua le sous-bois, projetant en l’air la carcasse tordue d’un canon antichar, suivis par les détonations chaotiques de ses munitions prenant feu.

<NLS> Cible touchée. Confirmation : canon détruit.

<JNS> Excellent. Cessez le rechargement. Bravo à tous.

Il y eut des vivats d’origine indéterminée un peu partout dans le Mécha. Même moi, je me surpris à exprimer mon soulagement et ma joie de manière sonore.

Nos poings gantés, à Terrance et moi, s’entrechoquèrent dans un élan de camaraderie.

Notre répit fut bref, car l’alarme radar de Roxane se mit à hululer.

<RXN> Contact ! Contact ! Écho radar par 35° droite, un CNI en déplacement rapide, par Nord/Nord-Est.

<JNS> Acquisition des cibles !

Prestement, Niels tourna le torse dans la direction indiquée par Roxane.

<NLS> Je l’ai, aux optiques ! Un véhicule blindé, 8 roues, il file à travers champs. 1,5km.

<JNS> Image.

Sur un de nos écrans supérieurs, l’un des multiples optiques de Niels nous renvoya la vidéo d’un gros camion blindé, arborant une impressionnante collection d’antennes sur le toit. Ses huit roues, d’une hauteur impressionnante, lui permettait de filer à grande vitesse dans les champs détrempés.

<TRC> Commandant, le brouillage satellite s’affaiblit. J’ai à nouveau une liaison, faible et instable.

<JNS> C’est l’enfoiré qui nous brouille depuis tout à l’heure ! Et vu sa dégaine, ça doit être le véhicule de commandement qui gérait les canons à distance.

<MRC> Qu’est-ce qu’on fait Commandant ? Je ne pourrais pas le poursuivre très longtemps.

<RXN> Il est hors de portée effective de mes autocanons. Et je n’ai aucune garantie d’arriver à le mettre hors circuit avec ce que j’ai.

<JNS> Il faut le neutraliser du mieux que l’on peut. Vous avez été tellement efficace avec les canons qu’on n’en tirera rien. Niels, à toi de jouer.

<NLS> Je m’en occupe. Olaf ?

<OLF> Frérot ?

<NLS> Distance à la cible 1,84, en augmentation rapide. HE avec un retardateur de quoi ? 0,80 ?

<OLF> Si tu prévois de faire une touche à presque 2,5, plutôt 0,72 : il va vite le bougre.

<NLS> T’as raison, prépare-moi ça.

<OLF> HE avec un RT de 0,72, c’est parti !

<NLS> Pilote, stabilisation dans l’axe, je vous prie.

Je n’avais rien compris à l’échange que venaient d’avoir les frères Adalrik, mais la requête de Niels, ça, je la comprenais.

En m’aidant des informations renvoyées par les optiques de Niels, j’engageais la marche avant avec un léger virage vers la droite. Une fois notre machine complètement dans l’axe de la cible, je serrais le frein.

<MRC> Dans l’axe.

<NLS> Merci Pilote.

<JNS> Niels ?

Jonas semblait légèrement dubitatif, à défaut d’être inquiet.

<NLS> Relax patron, je gère. Le plus dur, ça n’est pas de le toucher. En fait, ça, je sais le faire. Je voudrais par contre éviter de le satelliser dans la manœuvre.

Une fois de plus, le verrou de culasse émit son claquement caractéristique.

<OLF> Engagé !

Pendant une poignée de seconde, l’hydraulique du canon émit une série de gémissement pendant que Niels préparait son tir.

<NLS> Cible acquise. Commandant ?

<JNS> Autorisation d’engager.

Avec un claquement sec, Niels écrasa sa pédale de tir.

<NLS> Envoyé !

L’obus fusa en direction du camion, désormais simple point noir à l’horizon, avec une trajectoire qui me parut exagérément courbe. Mais j’avais une confiance totale dans les talents de Niels.

 


 

Pour le commandant rebelle, le bilan de sa journée était passé de la franche réussite à la catastrophe la plus totale.

À peine avait-il eu le temps de fêter le succès de l’attaque sur le Checkpoint, que ses instruments lui signalaient qu’un mécha solitaire franchissait le Mur. Sans qu’il sache comment, les portes s’étaient ouvertes comme par magie et l’énorme machine de guerre s’était mise en route après un bref temps d’arrêt.

Et bon dieu, quelle machine ! Ses capteurs lui indiquaient qu’il s’agissait d’un vieux mécha de classe Ogre, mais avait également détecté des systèmes d’armement parfaitement inhabituels.

Pour ne rien enlever, son attaque surprise avait tourné au vinaigre quand, à la surprise générale, ses obus antichars de dernière génération s’étaient révélés parfaitement inefficaces.

Sans sommations et sans négociations, le mécha avait répliqué avec une puissance de feu qui avait pris au dépourvu la dizaine d’hommes sous ses ordres.

Tellement sûr de leur coup, ils étaient restés à proximité immédiate des canons, prêts à fondre sur le mécha pour l’achever, une fois le premier coup porté.

La puissance des explosions qui avaient suivies ne laissait planer aucun doute sur le sort de ses hommes.

Et maintenant, même sa propre fuite semblait compromise.

De manière inexpliquée, le mécha ne s’était pas lancé à sa poursuite, mais malgré ça, il ne pouvait s’empêcher d’avoir ce terrible pressentiment.

Il houspilla un peu plus fort le pilote du camion, en l’exhortant à accélérer.

    — Pour l’amour de Dieu, accélère !
    — Je suis déjà à fond chef ! Et le terrain est sacrément traître, on va finir par se retourner !

Dans le rétro, il vit le flash orange du mécha tirant avec son canon principal. Il adressa une prière silencieuse à Dieu et ferma les yeux.

Il les rouvrit, pensant être déjà au Paradis, juste à temps pour voir l’obus s’écraser quinze mètres devant, légèrement à droite de leur trajectoire. Il poussa un cri de joie, brandissant un poing victorieux.

    — Ils nous ont ratés ! Nous sommes sauv…

 


 

Très exactement 0,72 seconde après que s’être fiché dans le sol boueux du champ, l’obus détonna au moment même où le camion passait à sa hauteur.

L’onde de choc souleva le véhicule comme s’il ne pesait rien, le retourna comme une crêpe et l’envoya s’écraser plus loin dans le champ, lui faisant creuser une tranchée aussi large que profonde.

<MRC> Oh putain…

J’avais assisté à toute la scène depuis mon épiscope, littéralement estomaqué par la prouesse de Niels.

<NRC> Cible touchée. Confirmation : camion ennemi neutralisé.

La fierté et une légère arrogance pointaient dans la voix de Niels, il ne m’était pas dur de l’imaginer en train d’afficher un sourire en coin.

<JNS> Joli tir Niels.

<OLF> Oh ça ouais, sacré tir frangin ! Aucune chance qu’il nous échappe maintenant. Pas vrai boss ?

<JNS> Certes… Ce n’est pas exactement ce que j’avais en tête, mais on fera avec…

Le ton de Jonas paraissait soudainement las, mais de manière légèrement caricaturale.

<TRC> Commandant, plus aucun brouillage. J’ai de nouveau du trafic radio !

<JNS> Excellente nouvelle. À tous : fin du branle-bas. Beau boulot, mais ne vous y trompez pas, ce n’est que le début de l’opération.

Notre acquiesçâmes silencieusement, avec des regards entendus.

<JNS> Terrance, montre à Marc comment on déploie les ExEc, ensuite met pied à terre avec Olaf et examinez les canons. On ne sait jamais…

<TRC> Oui Commandant.

<OLF> Bien compris.

<JNS> Marc, tu nous emmènes ensuite jusqu’au camion. Roxane, en ExEc avec moi. On va voir ce que l’on peut récupérer dans l’épave.

<MRC> Ça roule.

<RXN> Aye aye chef.

<JNS> Niels, de ton côté, profites-en pour me faire une inspection extérieure. J’ai besoin de savoir comment ont tenu les nouvelles tuiles ablatives.

<NLS> Aucun problème.

<JNS> Allez tout le monde, en mouvement. On se remet en route pour Lviv dans 2h30. Terrance, ouvre-moi une liaison avec le QG de la Coalition et demande le général Jüger. Il faut que je lui transmette la nouvelle. Et personnellement sera le mieux…

<TRC> Tout de suite Commandant !

 


Warlord-017 est un roman-feuilleton, publié en exclusivité sur The Flares.
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Cet article a été écrit par :

Marc G.
Né en pleine Guerre du Golfe, j'ai construis mon imaginaire en regardant des films comme Predator, Alien ou encore Terminator. J'ai basculé dans la science-fiction militaire, non pas grâce à un film ou à un livre, mais grâce à un jeu : « Halo : Combat Evolved », sorti en 2001. Si vous aimez les histoires percutantes, violentes et menées tambour battant par des personnages hauts en couleurs, bienvenu dans mon univers, où le space-opera grandiloquent côtoie le techno-thriller angoissant...
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