Warlord-017 // #05 : Le Lancement

Vous lisez l'épisode 6/10 du roman feuilleton Warlord-017

//// Le Lancement ////

Roxane se laissa tomber dans le siège du Copilote, avec un profond soupir.

— Je suis désolée, Major. Pour tout à l’heure. Sincèrement, commença-t-elle.

— Huhum, acquiesçais-je. C’était peu orthodoxe, certes, mais compréhensible. J’ai réagi pareil par le passé.

— Sérieusement ?

J’hochais la tête.

— J’ai bien faillis cogner mon supérieur direct quand j’ai appris que mes galons de lieutenant m’était passés sous le nez, et qu’en lieu et place, on me nommais Major.

— C’est à cause de ça que vous avez quitté la Marine ? s’enquit-elle, curieuse.

— Ça et aussi le fait que me nouveau grade me cantonnait à des postes de bureau. J’ai posé ma retraite et un contact m’a recommandé chez Rheinmetall.

— Et aujourd’hui, vous voilà.

— Exactement. Tu devais me dire quelque chose à propos de l’électronique embarquée ?

— Oh oui, tout à fait ! Vous vous en rendrez compte bien assez vite mais j’ai fait quelque retouches sur le calculateur de bord. On à également installé un réseau de caméra sur la carlingue, histoire de pouvoir couvrir tout les angles. Quand on aura démarré, TJ vous expliquera comme basculer les caméras sur vos écrans.

— Très bien, répondis-je, avant d’attraper le manuel de bord, présent dans une pochette fixée à la parois médiane.

Pendant que je parcourais rapidement la section consacré au démarrage, histoire de me rafraîchir la mémoire, j’observais Roxane du coin de l’œil. Elle parcourais du regard l’ensemble des commandes, essayant de comprendre à quoi servait chaque bouton ou chaque levier.

— Major, je voulais vous demander, êtes-vous marié ? m’interrogea-t-elle après un moment.

Si la question était surprenante, je ne levais pas la tête du manuel et continuais ma lecture.

— Tu demande ça parce que je ne porte pas d’alliance ? répondis-je.

— C’est le genre de chose qu’une femme remarque.

— Au risque de te décevoir Roxane, mon alliance est restée à Paris. Avec ma femme et mon fils. Je préfère éviter de porter des bijoux en mission.

Elle eut une moue déçue.

C’est à ce moment là que TJ atterrit dans le compartiment en se se laissant choir par la trappe. Constatant que son siège était occupé, il prit une mine faussement sévère et planta ses poings sur ses hanches.

— Roxy… Encore en train de squatter mon siège… gronda-t-il, d’un doigt accusateur.

Roxane se tourna vers lui dans un mouvement rapide, faisant onduler ses cheveux roux.

— TJ… Le Major il est marié ! dit-elle d’une voix faussement enfantine.

— Et ?

— Pourquoi le Lieutenant il les prends toujours mariés ?

Des hauteurs du Mécha, la voix du Lieutenant nous parvint distinctement.

— Pour éviter que tu passe TON temps à t’envoyer en l’air avec MON pilote.

Roxane mit ses mains en porte-voix pour lui répondre.

— C’est pas juste !

— Peut-être, mais c’est moi l’chef ! Remonte s’il te plaît.

TJ et moi même pouffèrent silencieusement. Terrance s’escamota derrière l’échelle pour laisser passer Roxane.

— Marc, on a le feu vert pour le lancement. Lance la procédure, continua le Lieutenant depuis les hauteurs.

— Roxane, l’interpellais-je pendant qu’elle grimpait les barreaux de l’échelle. Passe le mot, je veut que tout le monde ouvre ses écoutilles extérieures. Pour l’évacuation, au cas où.

— Aye aye, sir !

Les Mécha étaient des machines capricieuses. Ceux de 1ère génération, plus encore. Mieux valait ne prendre aucuns risques.

Dès que Roxane eu rejoint son compartiment, Terrance monta quelques barreaux à l’échelle puis referma et verrouilla l’écoutille médiane.

J’enfilais mon casque, puis me penchais en avant pour attraper la manette de l’écoutille. Un rotation d’un quart sur la droite et celle-ci s’ouvrit en deux avec un chuintement. La partie supérieure, incluant l’épiscope fixé dessus, basculant vers le haut et la partie inférieur, comportant une échelle pliable, basculant vers le bas.

Terrance rejoignit son siège puis fit de même de son coté.

— Écoutille ouverte, confirma-t-il. Je vais avoir besoin de courant.

— Reçu, je met le contact.

Je me penchais alors vers le tableau électrique principal, située légèrement en arrière, à ma droite. À l’aide d’un bouton rotatif, je basculait le disjoncteur en position fermée et puis j’engageais les quatre batteries avec autant d’interrupteurs.

Les lumières du poste de pilotage se mirent à clignoter selon une séquence de test pré-programmé, nous permettant, à Terrance et moi, de vérifier que toutes les indicateurs fonctionnaient.

— C’est bon de mon coté, lâcha Terrance à la fin de la séquence.

— C’est bon pour moi également. Et…

Je me retournais pour regarder un panneau située derrière moi. Sur ce dernier, 7 voyants m’indiquaient l’état des écoutilles de la machine. À l’exception des deux écoutilles internes, toutes étaient à l’orange, signifiant qu’elles était ouvertes.

— Toutes écoutilles d’évacuation ouvertes. Tu peut démarrer le test radio, ajoutais-je en me retournant.

— Reçu, confirma Terrance avant de commencer à manipuler ses instruments radio.

Très vite sa voix retentit dans tout les casques de l’équipage.

<TRC> De Terrance à tous les postes, test radio interne.

Nous répondîmes alors, successivement, sur la radio du bord.

<MRC> De Marc, radio check.

<JNS> De Jonnas, radio check.

<RXN> De Roxane, radio check.

<OLF> De Olaf, radio check.

<NLS> De Niels, radio check.

<TRC> Merci tout le monde, c’est bon pour moi. Test radio terminé.

Il m’adressa alors un signe du pouce.

<MRC> De Marc à tout les postes, bouclez votre harnais et préparez-vous pour la séquence de lancement. Roxane, tu peut lancer tes instruments.

Mon harnais 4 points émit un *clic* métallique et celui de mon copilote répondit en écho.

<RXN> Bien reçu, démarrage des numériques en cours.

Nos double-écrans, à Terrance et moi, se mirent à clignoter en bleu et commencèrent à faire défiler une longue succession de lignes. Le poste de Roxane étant équipé de pas moins de huit écrans, j’imaginais sans peine qu’elle devait désormais baigner dans une lueur bleuâtre.

De quoi entretenir son bronzage, blaguais-je intérieurement.

Elle commença alors à égrainer l’état de ses instruments.

<RXN> Calculateur, OK

<RXN> Affichage, OK

Effectivement, mes écrans latéraux affichaient désormais l’ensemble des valeurs mécaniques et hydrauliques de la machine.

<RXN> Radar, OK

<RXN> Caméras, OK

Mes écrans supérieurs m’affichait désormais une vue de ce qui se passait sur les côtés du Mécha.

<RXN> Contrôle des canons automatiques, OK

<RXN> Centrale missile, OK

<RXN> Tout les indicateurs sont au vert. Démarrage des numériques terminé.

<MRC> Merci Roxane. Commandant ?

En opération, la fonction prime toujours sur le grade.

<JNS> Feu vert pour contact Central.

<TRC> Et c’est parti ! Pilote, le Central sur le channel 2. Notre indicatif est WL017.

<MRC> Channel 2, WL017, bien compris Cop’.

Je basculais mon contacteur radio sur la position 2.

<MRC> Central, ici Whisky Lima Zéro Un Sept. Over.

<CH2> Warlord 017, ici Central, on vous reçoit fort et clair. Over.

Warlord ? Le Lieutenant était dans le 20ème RM ? me demandais-je, intrigué par la signification de notre indicatif.

<MRC> Central, Warlord 017 est prêt au lancement. Over.

<CH2> Warlord 017, bien compris. Stand by.

Immédiatement après, une voix retentit dans les haut-parleurs du hangar :

Hangar 1-4, passez en mode B, les opérations de lancement commencent. Dégagez la tour.

Les techniciens présent sur la tour rejoignirent immédiatement les élévateurs, tandis que le personnel au sol dégageait l’allée centrale. En moins de deux minutes, une véritable foule se tenait de chaque côté du hangar. Les chefs de chaque section vérifiait qu’aucune de leur ouailles ne manquait à l’appel puis s’échangèrent des signes de confirmation.

Paré au roulage de la tour. Ouverture des portes principales.

Dans un bruit de lourds cliquetis mécaniques, les énormes engrenages de l’entrée se mirent en branle et les portes commencèrent à s’ouvrir, lentement. Puis, la tour portant notre Mécha se mit en mouvement et glissa sur les rails au sol, jusqu’à la sortie du hangar.

<CH2> Warlord 017, ici Central, vous êtes en roulage. On vous envois le carburant. Over.

<MRC> Reçu Central, on se prépare pour l’arrivée du carburant. Stand by.

Je basculais mon émetteur sur la radio du bord.

<MRC> Cop’, ouvre les arrivées aux réservoirs, je met les injecteurs sous tension.

Depuis le panneau moteur, je basculait un à un les interrupteurs des seize injecteurs du moteur. À chaque injecteur mit sous tension, la diode associée à l’interrupteur passait du rouge à l’orange.

<TRC> Réservoir 1 et 2 en remplissage. Temps estimé : 2 minutes 30.

D’un coup d’œil, je constatait que l’on était déjà à la moitié du hangar. Je surveillais attentivement les deux jauges du carburant, tandis que sur l’un de mes écrans, les litres défilaient au rythme des 10 litres par seconde qui s’engouffraient dans les réservoirs.

Finalement, les deux pompes à carburant de la tour émirent un claquement sonore, signe que nos deux réservoirs, de 750 litres chacun, étaient pleins à ras bord.

<TRC> Remplissage sur R1 et R2 terminé.

Avec la confirmation de mon Copilote, je pouvais de nouveau contacter le Central. Je basculais de nouveau mon contacteur radio.

<MRC> Central, ici Warlord 017, remplissage terminé. Vous pouvez désengager les pompes. Over.

<CH2> Reçu Warlord 017, on désengage les pompes de la tour. Stand by.

Dans un bruit de vérins, j’entendis distinctement les buses des pompes se décrocher et se rétracter dans les profondeurs de la tour. Les voyants des réservoirs passèrent du bleu à l’orange.

<CH2> Warlord 017, pompes désengagées. Over.

<MRC> Reçu Central, on verrouille les réservoirs. Stand by.

Les voyants des réservoirs passèrent de l’orange au vert.

<TRC> R1 et R2 verrouillés.

Efficace le TJ, mine de rien

<MRC> Central, réservoirs verrouillés.

<CH2> Reçu Warlord 017, restez en Stand by jusqu’à la sortie.

Le soleil commençait à rentrer par les écoutilles supérieures du Mécha et progressivement, l’intérieur s’éclairait.

<CH2> Warlord 017, ici Central, préparez vous pour la sortie. J’espère que vous avez des solaires, on vous lance par un temps magnifique aujourd’hui. Ha ha ha. Over.

Terrance et moi nous échangeâmes un sourire devant le trait d’humour du contrôleur du Central. D’un geste nous abaissâmes la visière anti-reflets de nos casques. Le soleil nous enveloppa et inonda le poste de pilotage.

<MRC> Reçu Central, on est sortit. Le ciel est superbe. Comment c’est la vue là-haut ? Over.

En arrière des pistes, la tour de contrôle, peinte en blanc, scintillait dans la lumière du zénith.

<CH2> Pas trop mal Warlord 017, pas trop mal. Restez en Stand by jusqu’à l’arrêt de la tour.

< 17 Novembre 2025 – 12:15 — DMZ de Jarosław >

J’écartais mon micro et coupais mon émetteur.

— Au fait TJ, des enfants ? demandais-je en me tournant vers mon Copilote.

— Trois, Major. De trois femmes différentes. Le plus petit viens d’avoir 2 ans, me répondit-il d’un air enjoué.

— De trois femmes ?! Eh beh, ça doit être tendu pour les fêtes de Noël.

— J’vous l’fait pas dire Major. Ça me coûte une fortune en billets d’avion.

— Dans trois pays différent avec ça ? Vous le faites un peu exprès non ? ajoutais-je avec un bref éclat de rire.

— Parfois, je me pose la question…

Dans un bruit sourd, la tour arriva en butée des rails.

— Ah la tour est à l’arrêt. Ça va être à nous de jouer, ajouta-t-il.

Quasi-immédiatement après la remarque de Terrance, la voix du contrôleur retentit dans le poste de pilotage.

<CH2> Warlord 017, ici Central, vous êtes GO pour allumage moteur. Over.

<MRC> Reçu Central, on lance la séquence d’allumage. Stand by.

De nouveau mon contacteur radio bascula sur la position « Onboard ».

<MRC> Cop’, met en tension les bougies de préchauffage. J’ouvre les injecteurs.

<TRC> Allumage bougies, bien reçu.

Sur le panneau moteur, les voyants des bougies s’allumait au fur et à mesure que TJ enclenchait les interrupteurs. De mon coté, je tournais les huit manettes d’injection, une par couple de pistons. Les voyants des injecteurs passèrent à l’orange clignotant, puis finirent par se stabiliser au vert.

<MRC> Les injecteurs sont au vert. Les bougies, ça donne quoi ?

<TRC> Toutes bougies allumées, ça préchauffe. Température de la chambre à 740°C. En augmentation.

Pour assurer un démarrage en douceur et une bonne combustion, la température des chambres doit atteindre au minimum 1500°C. Ça, plus de l’air sous pression, permettait une auto-combustion du mélange sans avoir besoin d’un démarreur électrique.

<MRC> Reçu, je lance les turbocompresseurs.

Je tournais une énième manette et dans un bruit de turbine à réaction, les quatre turbocompresseurs, un par banc de quatre pistons, se mirent en branle. Sur mon écran et mes capteurs, la température de la chambre affichait 1550°C et les pressions d’air en admission atteignait les niveaux requis.

<MRC> Cop’, c’est vert de mon coté. Est-ce qu’on est bon ?

Il se tourna vers moi avec un très large sourire et leva un pouce ganté.

<TRC> Rock’n’roll !

J’enfonçais le bouton d’allumage.

Dans un rugissement, l’énorme W16 du Mécha démarra instantanément, crachant un nuage de fumée grise par les tuyères d’échappement. Il monta progressivement dans les tours, avant de se stabiliser à 360 tr/min.

<OLF> Ouuuuh yeah ! Ça c’est du démarrage comme je les aime !

<NLS> Bravo Major, un démarrage dans les règles de l’art !

<MRC> Merci messieurs, mais on est pas encore debout. Cop’, stabilise le moteur à 330tr/min. Je lance les hydrauliques.

Pendant que TJ réglait le mélange air-carburant pour faire descendre la vitesse du moteur, j’en profitais pour embrayer les pompes hydrauliques. Instantanément, les aiguilles des manomètres bondirent dans tous les sens, au fur et à mesure que l’huile se répandait dans les circuits. Puis elles se calmèrent avant de se stabiliser et d’augmenter progressivement.

<MRC> Pression en augmentation, 200, 300, 400, 500, 600, 700, 800 et… on est stable à 875 bar. Cop’ ?

<TRC> Moteur stable à 300, hydraulique stable à 875. On est bon.

Progressivement, je distribuait la pression dans les vérins des jambes, jusqu’à ce que tout les vérins me signalent qu’ils compensaient le poids de la machine. TJ quand à lui, distribua la pression dans les articulations du torse et du compartiment du canon. Quand mon écran me signala que la pression était équilibré dans toutes les servitudes, je contactais le Central.

<MRC> Central, ici Warlord 017, le moteur tourne et les hydrauliques sont au vert. On est GO pour la séparation. Over.

<CH2> Reçu Warlord 017, on vous envoi le Yellow. Stand by.

Immédiatement, un technicien en gilet jaune, armé de deux baguettes lumineuses, surgit aux pieds de la tour. Il vint se planter face à moi, à une dizaine de mètres du Mécha. Ses baguettes s’allumèrent en orange et il croisa les bras au dessus de sa tête. En bas de la tour, un technicien dans sa nacelle, lança la commande de séparation. Les deux énormes pinces hydrauliques tenant notre Mécha s’ouvrirent avec un claquement et la gravité fit son office.

Les 87t de la machine appuyèrent sur les jambes fléchies mais nos calculs de pression, à TJ et moi, étaient parfait et cela se fit sans à-coups.

Le Yellow, les baguettes toujours oranges, écarta les bras et chaque moitié de la tour commença à s’écarter sur le coté.

<CH2> Warlord 017, ici Central, tour dégagée. Stand by.

Les baguettes du Yellow passèrent au vert, signe qu’il s’adressait désormais à moi. Il agita ses baguettes, bras écartés, de bas en haut à répétition. J’augmentais doucement la pression dans les vérins des jambes pour redresser la machine. L’écoutille supérieure culminait désormais à 12 mètres au-dessus du sol. Le Yellow me fit signe d’avancer lentement vers lui.

Un Mécha comme l’Ogre possède trois boites de vitesse. Une principale et une pour chaque jambe. Plus je penche le levier d’une jambe en avant, plus il va y avoir de puissance moteur dans cette jambe et vice-versa. Si je penche le levier vers la gauche, la jambe va avoir tendance à se plier sur elle même et si je penche vers la droite, la jambe va avoir tendance à se tendre.

Faire un virage consiste à doser la vitesse et la tension de chaque jambe indépendamment ; tandis que faire avancer le Mécha consiste à lancer la jambe droite puis la gauche, et de laisser la central inertielle équilibrer la marche, sans autre intervention sur les manettes.

Simple comme bonjour. Ou presque.

J’embrayais la première des huit vitesses avant et, tout appuyant sur l’accélérateur, fit doucement avancer la jambe droite. La centrale inertielle, pencha le Mécha en avant et bientôt la jambe gauche pris le relais. Et ainsi de suite.

Le Yellow m’ordonna de faire un virage à gauche. TJ utilisa les commandes innertielles pour pencher doucement le Mécha vers la gauche, tandis que je forçait la jambe gauche à plier et la jambe droite à se tendre. La centrale inertielle guida le virage jusqu’à ce que le Mécha ait tourné de 90° et se retrouve dans l’axe la piste.

Le Yellow croisa la bras, ordonnant l’arrêt.

<CH3> Warlord 017, ici Yellow, faites un test torse. Over.

<MRC> Reçu Yellow, on teste le torse. Stand by.

J’appuyais sur la pédale la plus à gauche et la partie supérieure de la machine pivota au-dessus de notre tête, avant d’arriver en butée après avoir tournée de 70°. Puis ce fut au tour de la pédale de droite, et de nouveau la partie supérieure pivota dans un bruit de vérin. Enfin, je ramenait le torse dans l’axe.

Pendant la manœuvre, TJ surveillait attentivement les valeurs des hydrauliques et à la fin de celle-ci, il me fit un signe du pouce.

<MRC> Yellow, ici Warlord 017, test concluant. Over.

<CH3> Reçu Warlord 017. Vous êtes GO. Yellow, Over and Out.

Il se mit de côté, un bras dans le dos, fit une série de cercle avec son autre bras et puis le pointa dans l’axe de la piste. Puis il dégagea sur le coté en vitesse.

<MRC> Du Pilote, à tous les postes, on est GO sur la piste.

Je lançais l’énorme machine en avant, pour atteindre progressivement 50km/h.

<CH2> Warlord 017, ici Central, vous êtes lancé. Bon courage de l’Autre Côté. Central, Over and Out.

<TRC> Major, vous n’avez jamais songé à devenir instructeur ? Des lancements comme ça, on n’en voit qu’à l’école !

<MRC> Merci TJ mais l’école attendra, ha ha. Commandant, à vous les pédales.

Par cette simple phrase, je signifiait au lieutenant que la séquence de lancement était terminée et qu’il avait désormais la main sur les commandes du torse.

<JNS> Merci Pilote. Et, bravo. Conduisez-nous jusqu’au point de passage 15.

<MRC> Bien compris. TJ, je vais avoir besoin d’un tracé.

<TRC> Tout de suite Major.

Nous quittâmes la piste, pour rejoindre une route traversant la campagne polonaise. Sur le bitume cuit et recuit, les empreintes des Méchas nous ayant précédés étaient clairement visibles. Nous étions désormais hors de la DMZ et à 20km du mur, pourtant clairement visible sur la ligne d’horizon.

<MRC> Du Pilote, à tous les postes, fermez les écoutilles. On est lancés

Je me penchais en avant et refermais mon écoutille.


Warlord-017 est un roman-feuilleton, publié en exclusivité sur The Flares.
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Cet article a été écrit par :

Marc G.
Né en pleine Guerre du Golfe, j'ai construis mon imaginaire en regardant des films comme Predator, Alien ou encore Terminator. J'ai basculé dans la science-fiction militaire, non pas grâce à un film ou à un livre, mais grâce à un jeu : « Halo : Combat Evolved », sorti en 2001. Si vous aimez les histoires percutantes, violentes et menées tambour battant par des personnages hauts en couleurs, bienvenu dans mon univers, où le space-opera grandiloquent côtoie le techno-thriller angoissant...
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